Aucun aliment ne soigne à lui seul le foie ou le pancréas, mais une alimentation variée, peu sucrée, pauvre en alcool et riche en végétaux les ménage au quotidien. Le premier levier reste ce que l'on limite, bien plus que ce que l'on ajoute à son assiette.
Deux organes de la digestion
Le foie fabrique la bile et transforme les nutriments ; le pancréas est une glande dite amphicrine, à la fois exocrine (enzymes digestives) et endocrine (insuline).
Ce qui les ménage
Peu d'alcool, peu de sucres ajoutés, des graisses de qualité en quantité raisonnable et un poids stable.
Les légumes
Asperges, artichauts, poireaux, courgettes : riches en fibres et en eau. Voir notre article sur l'asperge.
Les champignons
Légers et riches en fibres : voir leurs apports nutritionnels.
Les aromates
Thym, romarin ou persil relèvent les plats sans ajouter de gras ; voir le thym et le foie.
Le pancréas en détail
Lire notre fiche sur ce qui abîme le pancréas.
Les « détox »
Aucune cure ne « nettoie » le foie : il le fait très bien lui-même quand on ne le surcharge pas.
En cas de maladie
Une maladie du foie ou du pancréas demande un régime personnalisé, défini avec le médecin.
L'alcool, premier facteur à surveiller
Le foie élimine l'alcool, et une consommation régulière finit par l'abîmer : surcharge en graisse, inflammation, puis cirrhose dans les cas les plus graves. L'alcool est aussi l'une des principales causes de pancréatite. Selon Santé publique France, pour limiter les risques, mieux vaut ne pas dépasser 10 verres standard par semaine, pas plus de 2 verres par jour, et d'avoir des jours dans la semaine sans consommation. Moins on boit, plus le risque baisse, et toute réduction compte.
Le sucre et le poids, des ennemis discrets
Un foie peut se charger en graisse sans alcool : on parle de stéatose hépatique, une situation fréquente en cas de surpoids, de diabète ou d'alimentation trop riche en sucres et en produits ultra-transformés. Les boissons sucrées, consommées tous les jours, y contribuent particulièrement. La perte de poids progressive, une activité physique régulière et des repas construits autour de légumes, de légumineuses, de céréales complètes et de poisson aident à faire régresser cette surcharge, avec un suivi médical.
Une assiette qui ménage la digestion
Des repas réguliers, sans excès de graisses cuites ni de fritures, soulagent la digestion des graisses, qui sollicite la bile et les enzymes du pancréas. Les légumes cités plus haut, les fruits, les poissons et les huiles végétales en quantité raisonnable trouvent leur place dans un menu type, comme le montrent les fiches cholestérol, que manger et que limiter et menus équilibrés pour les personnes âgées. Les plats très copieux, eux, se réservent aux occasions.
Les médicaments et l'automédication
Le foie transforme aussi la plupart des médicaments. Un antidouleur courant comme le paracétamol devient dangereux pour lui au-delà des doses prévues par la notice, surtout chez une personne qui boit de l'alcool. On ne cumule pas deux médicaments contenant la même substance, et l'on demande conseil au pharmacien avant de prendre des plantes ou des compléments, dont certains peuvent eux aussi léser le foie.
Une fatigue inhabituelle, une jaunisse, des douleurs abdominales persistantes ou des selles décolorées justifient de consulter sans attendre.















