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Bien Manger Pour Mieux Vivre

Ingesta : ce que l'on mange vraiment

Ingesta : ce que l'on mange vraiment

Les ingesta désignent, en nutrition, tout ce qu'une personne mange et boit réellement sur une période donnée. Le terme distingue ce qui est consommé de ce qui est servi : la différence, visible dans l'assiette qui revient, suffit parfois à révéler un appétit en baisse ou un risque de dénutrition.

La définition

En nutrition, les ingesta désignent l'ensemble de ce qui est réellement ingéré, aliments et boissons, sur une période donnée.

Le mot vient du latin et s'emploie surtout au pluriel, dans les services hospitaliers et les établissements pour personnes âgées. Il s'oppose aux excreta, ce que l'organisme élimine ; mis côte à côte, les deux forment le bilan des entrées et des sorties, utilisé par exemple pour suivre l'hydratation d'un patient.

À quoi ça sert ?

Mesurer les ingesta permet de comparer les apports aux besoins, par exemple à l'hôpital ou en maison de retraite pour repérer une dénutrition.

Une personne peut recevoir des repas parfaitement équilibrés et n'en manger qu'une partie. Sans relevé, cette différence passe inaperçue jusqu'à la perte de poids. Suivre les ingesta permet d'agir plus tôt, en enrichissant les plats, en adaptant les textures ou en proposant des collations.

Comment les mesurer ?

Par un relevé des quantités servies et laissées dans l'assiette, ou par un carnet alimentaire tenu sur quelques jours.

En établissement, une fiche de surveillance indique pour chaque plat la part consommée, en général par fractions d'assiette : rien, un quart, la moitié, tout. À domicile, le carnet alimentaire note les aliments, les quantités approximatives et les boissons. La méthode la plus précise, la pesée des aliments avant et après le repas, reste réservée aux études et aux situations particulières.

Les limites du relevé

Un carnet tenu par la personne elle-même sous-estime souvent les grignotages et les boissons. Les portions sont difficiles à évaluer à l'œil, et le simple fait de noter modifie parfois les habitudes. On interprète donc les résultats comme une tendance, en les croisant avec le poids et l'état général.

En énergie

Les résultats s'expriment souvent en kilocalories, l'unité qui mesure l'énergie fournie par un aliment.

On regarde aussi les protéines, essentielles pour préserver les muscles, et les boissons, dont l'insuffisance passe facilement inaperçue chez une personne âgée qui ressent peu la soif.

Les aliments denses

Quand l'appétit baisse, on choisit des aliments riches sous un petit volume, comme le foie d'agneau de temps en temps.

Les œufs, les fromages, les laitages, les purées enrichies et les desserts lactés entrent dans la même logique : plus de nutriments dans une petite portion. Fractionner les prises en plusieurs petits repas et collations aide aussi à augmenter les ingesta sur la journée.

Les aromates

Ils rendent les plats plus appétissants : voir les bienfaits du thym.

Les bons choix

Voir aussi les aliments bons pour le foie et le pancréas.

L'interprétation

Elle revient à un diététicien ou à un médecin.

Ils comparent les apports relevés aux besoins de la personne, qui dépendent de son âge, de son poids, de son activité et de son état de santé. D'autres termes de nutrition sont expliqués dans l'ABC de la nutrition, le glossaire, et l'on peut faire le point sur ses habitudes grâce au bilan rapide en ligne.

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