La lipofuscine est un pigment brun-jaune qui s'accumule dans certaines cellules au fil des années, au point d'être surnommée « pigment de l'âge ». Elle témoigne du vieillissement cellulaire sans être une maladie, et aucun aliment ne la fait disparaître.
Qu'est-ce que la lipofuscine ?
C'est un pigment brun-jaune formé de débris de graisses et de protéines oxydées, qui s'accumule dans certaines cellules au fil des années.
Chaque cellule recycle en permanence ses composants usés dans de petits compartiments, les lysosomes, qui jouent le rôle de centres de tri. Une partie de ces déchets, oxydés et liés entre eux, résiste à la digestion : elle s'agglomère en granules que la cellule ne parvient pas à éliminer. Ce sont ces granules qui forment la lipofuscine, visible au microscope et fluorescente sous certaines lumières.
Où la trouve-t-on ?
Surtout dans les cellules qui se renouvellent peu : neurones, muscle cardiaque, rétine. On l'appelle souvent « pigment de l'âge ».
Les cellules qui se divisent souvent, comme celles de la peau en profondeur ou de l'intestin, diluent ces déchets à chaque division. Celles qui durent toute la vie les accumulent. Dans la rétine, la lipofuscine se dépose dans une couche de cellules qui soutient les photorécepteurs ; son accumulation fait partie des mécanismes étudiés dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge.
Et les taches de vieillesse sur la peau ?
Les taches brunes qui apparaissent sur le dos des mains ou le visage avec l'âge sont surtout liées à l'exposition au soleil et à la mélanine, le pigment de la peau. On les associe parfois à tort à la lipofuscine. Une protection solaire régulière limite leur apparition ; une tache qui change d'aspect doit être montrée à un médecin.
Est-ce une maladie ?
Non : c'est un marqueur du vieillissement cellulaire, présent chez tout le monde.
Sa présence n'entraîne pas en elle-même de symptôme. Certaines maladies héréditaires rares, qui perturbent le recyclage cellulaire, provoquent en revanche une accumulation anormale de pigments de ce type dès l'enfance : elles relèvent d'une prise en charge spécialisée, sans rapport avec le vieillissement ordinaire.
Et l'alimentation ?
Aucun aliment ne l'élimine. Une alimentation variée, riche en fruits et légumes, fait partie des habitudes favorables à un bon vieillissement.
Les fruits et légumes apportent des antioxydants, comme la vitamine C, la vitamine E ou les caroténoïdes, qui participent à la défense des cellules contre l'oxydation. Il serait cependant inexact de promettre qu'ils empêchent la formation de lipofuscine. Les compléments alimentaires vendus comme « anti-âge » n'ont pas fait la preuve d'un tel effet : une alimentation équilibrée reste la recommandation la plus solide.
L'énergie au quotidien
Les féculents restent importants avec l'âge : voir notre liste de sucres lents.
Garder l'appétit
Quand il diminue, quelques astuces aident à stimuler l'appétit.
Avec l'âge, la diminution de l'appétit expose au risque de dénutrition, qui fragilise les muscles et les défenses. Des repas réguliers, variés et suffisamment riches en protéines aident à la prévenir. Les menus équilibrés pour les personnes âgées donnent des exemples de journées complètes.
Les troubles digestifs
Voir notre fiche sur l'alimentation de la personne âgée en cas de diarrhée.
Rester actif
L'activité physique et le lien social comptent autant que l'assiette.
Marcher, jardiner, danser ou pratiquer une activité adaptée entretient les muscles, l'équilibre et le moral. Les repas pris en compagnie stimulent l'appétit et la convivialité. Ces habitudes, plus qu'un aliment miracle, accompagnent un vieillissement en bonne santé. Les autres termes de la nutrition sont expliqués dans l'ABC de la nutrition, le glossaire du site.












