Stimuler l'appétit passe d'abord par des gestes simples : des plats appétissants, des portions modestes, des repas fractionnés et partagés. Une perte d'appétit qui dure ou s'accompagne d'une perte de poids doit toutefois être signalée au médecin, surtout chez une personne âgée.
Quand l'appétit manque
Fatigue, maladie, traitement, âge, stress ou solitude peuvent couper l'envie de manger. Il faut s'en préoccuper si cela dure ou si le poids baisse.
Certains médicaments modifient le goût ou provoquent des nausées ; une mauvaise dentition rend la mastication pénible ; une humeur basse retire l'envie de cuisiner et de se mettre à table. Repérer la cause aide à choisir la bonne réponse. Chez la personne âgée, la Haute Autorité de santé rappelle que la dénutrition est fréquente et souvent méconnue : la surveillance du poids fait partie des gestes simples pour la repérer tôt.
Des repas appétissants
Des couleurs, des odeurs, des plats aimés, joliment présentés, en petites portions qui ne découragent pas.
Une assiette trop pleine décourage ; une petite portion, que l'on peut resservir, redonne envie. Les herbes aromatiques, les épices douces, un filet de citron réveillent des plats parfois jugés fades quand le goût s'émousse. Servir les plats à bonne température et dans une jolie vaisselle compte aussi : on mange d'abord avec les yeux.
Fractionner
Cinq ou six petites prises dans la journée plutôt que trois grands repas.
Une collation au milieu de la matinée et une autre l'après-midi complètent les repas principaux : un laitage, un fruit, une tranche de pain avec du fromage, une compote. Garder ces petits en-cas à portée de main facilite leur consommation, notamment pour les personnes qui se fatiguent vite.
Enrichir
Fromage râpé, crème, beurre, œuf : voir la liste des fromages et nos astuces sur la matière grasse pour doser selon les besoins.
Des idées pour enrichir sans augmenter le volume
- ajouter du fromage râpé ou un jaune d'œuf dans une soupe ou une purée ;
- incorporer du lait en poudre dans une sauce, un flan ou un yaourt ;
- servir un dessert lacté, comme une crème ou un riz au lait ;
- tartiner le pain de beurre, de fromage frais ou de purée d'oléagineux.
Ces astuces augmentent les apports en énergie et en protéines sans grossir l'assiette, ce qui convient aux petits appétits. Pour une personne suivie pour une maladie chronique, le médecin ou le diététicien adapte ces conseils.
Les petits plaisirs
Une douceur de temps en temps redonne envie : voir les calories des macarons.
Bouger un peu
Une courte marche avant le repas ouvre souvent l'appétit.
L'activité physique, adaptée à ses capacités, entretient aussi les muscles, que la dénutrition fragilise en premier. Un peu de jardinage, quelques exercices assis ou une promenade quotidienne suffisent à en profiter.
Surveiller son poids
Voir le calcul de l'IMC ; une perte de poids involontaire se signale au médecin.
Une pesée régulière, toujours dans les mêmes conditions, permet de repérer une baisse progressive qui passerait inaperçue. Des vêtements qui deviennent trop larges ou une alliance qui glisse sont aussi des signaux à prendre au sérieux.
Manger accompagné
Le repas partagé stimule l'appétit, surtout chez les personnes âgées.
Pour une personne seule, un repas pris avec un proche, au club de quartier ou dans un restaurant associatif change la donne. La fiche sur l'alimentation et le vieillissement, à travers la lipofuscine rappelle que l'assiette ne fait pas tout : le lien social compte autant. Les crudités à manger crues apportent quant à elles des couleurs et du croquant qui ouvrent l'appétit en entrée.












